« Balsamic Goudron » est le nom qui figure, en capitales, sur une carafe publicitaire moulée à motif de brisures, haute d’environ 23 cm. La fiche a été ouverte à partir du signalement d’un collectionneur recherchant cette pièce (« Wanted ») ; aucun exemplaire n’est pour l’instant répertorié dans la carafothèque du site.
Le nom associe deux mots que l’on retrouve, séparément, dans plusieurs apéritifs français du tournant du XIXe et du XXe siècle : « balsamique », qui renvoie à une préparation à base de résines ou d’essences balsamiques, et « goudron », qui désigne un arôme empyreumatique — proche de celui du pin ou du genièvre grillé — que revendiquaient alors plusieurs maisons distinctes. Ce dernier mot nomme un type de produit, pas une maison : il ne permet à lui seul aucun rapprochement avec une autre marque du site.
Malgré une recherche étendue, ni le fabricant, ni la ville, ni la période d’activité de « Balsamic Goudron » n’ont pu être établis à ce jour :
- le dépouillement du fonds de presse de Gallica (BnF) sur plusieurs combinaisons de mots (« balsamic » à proximité de « goudron », de « balsamique », d’« apéritif ») ne fait remonter aucun document mentionnant cette marque — seulement des textes médicaux sans rapport, où « goudron balsamique » désigne un remède pour les voies respiratoires, et des occurrences fortuites du patronyme « Gourdon » ou « Gaudron » ;
- une recherche ciblée d’objets publicitaires sur eBay, croisant le nom de la marque, le produit (« apéritif ») et le vocabulaire de la réclame (affiche, cendrier, plaque émaillée, buvard, porte-menu, étiquette, carton publicitaire, verre, pichet, etc. — quarante et une requêtes au total), n’a rapporté aucun résultat ;
- Delcampe et une recherche web plus large n’ont fait apparaître aucune annonce ni aucune mention ;
- le site de référence du Musée de l’Absinthe d’Auvers-sur-Oise, consulté systématiquement, ne comporte aucune page confirmée sur ce nom.
« Balsamic Goudron » reste donc, en l’état des sources consultées, une marque connue par son seul nom et par la description d’une pièce recherchée par un collectionneur — non par une trace documentaire établissant qui la fabriquait, où, ni à quelle époque.
