Le Quina-Léon était un quinquina fabriqué par la maison Terrier-Bourdin, distillerie établie à Cosne-sur-Loire, dans la Nièvre. La presse professionnelle du commerce des vins et liqueurs l’atteste sous ce nom de 1924 à 1925, tandis qu’une carafe de bistrot conservée dans la collection porte elle-même l’inscription « Quina-Léon, le plus agréable des quinquinas, exigez la marque Terrier-Bourdin ».
Qui produisait le Quina-Léon ? La maison est connue en 1921 sous la raison « Terrier frères », qui dépose alors la marque du Rhum Terrier. Elle apparaît ensuite, en 1924 et 1925, sous le nom de Terrier-Bourdin (L.), installée au 91, rue de Paris à Cosne-sur-Loire — l’association d’un Terrier et d’un Bourdin ayant vraisemblablement donné son nom composé à l’entreprise. La presse locale (Journal de Sancerre) situe encore un « M. Terrier-Bourdin » à Cosne-sur-Loire en 1942.
Quel produit ? Le Quina-Léon est un vin de quinquina, apéritif à base de vin additionné d’écorce de quinquina, dans la même famille que les grandes marques nationales de l’époque. La carafe le présente comme « le plus agréable des quinquinas ».
Quel commerce ? Terrier-Bourdin est un distillateur-négociant local, qui fabrique et commercialise lui-même sa gamme plutôt que de la faire fabriquer ailleurs : outre le Quina-Léon, la maison propose dans les mêmes années le Rhum Terrier, l’Orangeade Terrier, le Cherry-Terrier (liqueur de cerise), une liqueur à la noisette et la Fraise de Cosne — une gamme de spécialités locales typique d’une distillerie de sous-préfecture vendant sur son marché régional.
Que devient la maison ? Aucune source consultée ne permet d’établir la date de cessation d’activité ni le devenir de l’entreprise au-delà de 1942, dernière mention retrouvée dans la presse locale.
Comment la marque s’exposait-elle ? Aucune affiche, plaque émaillée ni cendrier publicitaire du Quina-Léon n’a été retrouvé à ce jour. La maison faisait en revanche sa publicité dans la presse professionnelle parisienne dès 1924, revendiquant pour l’un de ses autres produits, l’Orangeade Terrier, le titre de « marque la plus ancienne ». Localement, ses bouteilles figuraient parmi les lots d’une tombola de Cosne en 1928 (une bouteille de Cherry-Terrier, une bouteille de liqueur à la noisette), signe d’une notoriété bien ancrée dans son bassin de vente immédiat. C’est aujourd’hui la carafe de bistrot, par son inscription, qui reste le témoignage le plus direct et le plus complet de ce quinquina de Cosne.
