« Jacobert » est le nom d’une maison de Colmar, en Alsace, qui commerçait en eaux-de-vie de fruits, en liqueurs et en vins d’Alsace. Une facture du 20 juin 1947, à en-tête de la maison, la présente comme producteur-grossiste. Elle est établie à Colmar, avec une adresse à Strasbourg (10, rue de Turckheim), et adressée à un épicier de Lisieux, dans le Calvados, qui doit la régler par traite au 31 juillet 1947. Un cachet y annonce une « baisse générale de 10 % ».
Le catalogue de la maison, tel que cette pièce et d’autres objets le laissent voir, est dominé par le kirsch d’Alsace, décliné en qualités (« V. Res. », « Vieille Réserve », « XXXXX »), avec aussi de la mirabelle, de la framboise et de la prunelle des Vosges, des vins comme le Sylvaner « Étoile d’Alsace », et une « Grande Liqueur Père Jacobert ». Ces mentions figurent sur la facture ; on ne sait pas si la maison distillait elle-même chaque produit ou en revendait une partie.
La marque s’est exposée par des objets publicitaires : un menu vierge illustré d’une Alsacienne en coiffe devant des étagères de bouteilles, édité comme réclame pour les eaux-de-vie Jacobert, un tire-bouchon de sommelier portant la frappe « J. KIRSCH JACOBERT », un buste publicitaire « liqueurs Jacobert », ainsi que des pichets et mignonnettes de grès. Aucune affiche ni plaque émaillée n’a été retrouvée. Des vendeurs en ligne rattachent la marque à un certain Max Jacobsthal et à l’année 1874 ; cette indication ne vient que de descriptifs commerciaux, aucun document consulté ne la confirme, et elle n’est pas retenue ici.
Le registre de l’INPI ne contient pas de dépôt à ce nom exact, et la presse numérisée de Gallica n’a rien rendu sous « Jacobert ». La fondation de la maison, ses raisons sociales successives, ses dirigeants et sa disparition restent à établir. Le nom subsistait au moins jusque vers les années 1960, des kirschs d’Alsace Jacobert étant encore proposés à la vente comme embouteillages de cette période. Cette fiche reste en attente de relecture.
