Citron Jinot

Fabricant : J. Jinot aîné

Produit
Citronnade
Pays
France
Région
Auvergne-Rhône-Alpes
Département
Loire
Ville
Saint-Étienne

Fiabilité : Sourcée?

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La maison J. Jinot ainé, distillateur à Saint-Étienne (Loire), est fondée en 1863 par Jinot père. Son fils lui succède sous la raison sociale « Joannès Jinot ainé » et développe une gamme de liqueurs et de sirops dont le Citron Jinot devient le produit phare.

Le Citron Jinot est une citronnade : un procédé spécial permet d’en éliminer l’alcool tout en conservant l’arôme des citrons frais qui en sont la base, le tout fabriqué avec des sucres extra-purs qui lui laissent un aspect limpide et cristallin (La Dépêche, Toulouse, 12 avril 1927, à propos du stand des Établissements J. Jinot ainé à la foire de Lyon, qui date sa création de 1899). La même maison fabrique, sous la même raison sociale, le Goudron Jinot, à base de goudron de pins maritimes de Norvège, ainsi que la Junipérine (baies de genièvre) et deux liqueurs, la Verveine et la Mélisse Cristal.

La maison est distillateur : elle fabrique elle-même ses produits, comme l’atteste sa présentation comme fabrique de vinaigre de vins installée 4 et 6, rue Désirée, à Saint-Étienne (Mémorial de la Loire et de la Haute-Loire, 7 mars 1901).

En 1908, à l’Exposition franco-britannique de Londres, la maison Joannès Jinot ainé, de Saint-Étienne, obtient la médaille d’or pour l’ensemble de ses produits et plus particulièrement pour son Citron Jinot (rapport du jury de la classe 61 — Sirops et liqueurs, spiritueux divers — section française, 1908). La presse régionale relaie la marque entre 1907 et 1927 : réclames dans Le Courrier de Saône-et-Loire (1907), l’Éclair comtois de Besançon (1925, qui mentionne un agent général pour l’Est de la France) et la Kursaal gazette de Saint-Étienne (1927) ; la maison figure aussi parmi les mécènes d’une fête locale à Oyonnax (l’Éclaireur de l’Ain, 1926). Cette diffusion, de Toulouse à Besançon en passant par l’Ain, dépasse largement le seul bassin stéphanois — mais reste une exposition par la presse et le mécénat local, sans qu’aucune affiche, plaque émaillée ou cendrier de la maison d’origine n’ait été retrouvé.

La suite de l’histoire de la maison est moins nette. Le site de la maison Bigallet (Virieu-sur-Bourbre, Isère), qui commercialise aujourd’hui encore un sirop appelé « Citron Jinot » comme l’un des parfums emblématiques de sa gamme, présente cette continuité comme un hommage : selon cette source, la famille Jinot aurait cédé son affaire à la famille Bigallet en 1929, en pleine crise économique, celle-ci ayant perpétué le nom en remerciement. L’historique de la maison Bigallet publié par ailleurs ne mentionne toutefois pas ce rachat, ce qui invite à retenir cette date avec prudence plutôt que comme un fait établi. Des objets publicitaires portant l’inscription « Citron Bigallet-Jinot » (étiquettes, cartons, cartes postales de l’usine de Virieu-sur-Bourbre) circulent aujourd’hui chez les collectionneurs, signe que le nom Jinot a continué d’être associé au sirop de citron bien après la période stéphanoise d’origine.

Repères chronologiques

  1. 1863 fondation de la maison par Jinot père, à Saint-Étienne
  2. 1899 création du Citron Jinot (selon La Dépêche, 1927)
  3. 1901 établissement situé 4 et 6, rue Désirée, à Saint-Étienne
  4. 1908 médaille d'or à l'Exposition franco-britannique de Londres
  5. 1929 rachat allégué de la maison par Bigallet (Virieu-sur-Bourbre, Isère), selon le site de cette dernière — non confirmé par ailleurs

Les carafes de cette marque

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