Koto

Fabricant : Établissements Koto

Produit
Apéritif à la kola
Pays
France
Département
Paris
Ville
Paris

Fiabilité : Sourcée?

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Koto est un apéritif parisien exploité par les Établissements Koto, installés au 5, boulevard Beaumarchais, dans le 11e arrondissement de Paris. La presse en garde la trace la plus ancienne connue en mai 1912 (recherche d’un représentant pour l’apéritif Koto, Le Matin) ; la maison est encore citée dans la presse quotidienne parisienne en avril 1938. L’annuaire général de l’épicerie française de 1925 donne le nom de Paul Crispin comme exploitant de la maison à cette adresse.

Le produit se présentait comme un « vin généreux » ou « vin puissant », vendu rouge ou blanc, à base de vin vieux additionné de noix de kola fraîche et de « plantes vivifiantes », d’après une réclame de la presse parisienne. Cette composition — un vin de base fortifié à la noix de kola, alors réputée stimulante — explique la mention « Apéritif à la Kola » que porte l’étiquette de la carafe conservée dans la collection : elle ne signale pas un changement de recette, mais reprend l’un des deux axes constants de la réclame Koto (le vin d’un côté, la kola de l’autre), les annonces des années 1930 insistant davantage sur ce second aspect.

Une réclame illustrée de 1929, signée de l’illustrateur J. Guilhot, présente Koto comme un « grand vin ultra tonique », « préféré aux Porto et Quinquinas », et mentionne, à côté de l’adresse parisienne, deux adresses à l’étranger : Londres (19-23 Oxford Street) et Hambourg (Gröningerstrasse 24-25, Asiahaus 404). Le rôle exact de ces adresses — agences commerciales, dépôts ou licenciés — n’a pas pu être établi, mais leur présence suggère une diffusion de la marque au-delà du marché français.

La maison s’est appuyée sur une exposition publicitaire soutenue. Une affiche de 1913, conservée à la Bibliothèque nationale de France (département des Estampes et de la photographie) et imprimée par Émile Pécaud et Cie, présente le slogan « Koto, vin puissant, apéritif rouge ou blanc, dans tous les cafés » ; elle porte, dessinée en médaillon, une figure féminine tenant un verre du produit. La réclame de presse était récurrente au moins de 1912 à 1938, avec des accroches telles que « Koto donne de l’énergie », « Le Koto stimule le cerveau, donne de l’aplomb, enlève le trac » ou, dans les années 1930, « un apéritif Koto à base de noix de kola fraîche » pour « travailler l’après-midi avec la tête libre et les idées claires ». La maison a également fait circuler, au moins dès 1914, une campagne de jetons-primes remboursables chez tout débitant vendant du Koto : plusieurs de ces jetons métalliques, portant l’inscription « Koto, vin généreux, donne de l’énergie, n° 1 » et la mention « Tout commerçant vendant du Koto remboursera… jetons par une prime », circulent aujourd’hui sur le marché de la collection.

Ce que devient la maison après 1938 n’est pas établi : ni la date de cessation d’activité, ni un éventuel rachat ou changement de nom n’ont été retrouvés dans les sources consultées.

Repères chronologiques

  1. 1912 première trace connue de l'apéritif Koto dans la presse parisienne (Le Matin, 6 mai ; La Presse, 28 septembre)
  2. 1913 affiche « Koto, vin puissant, apéritif rouge ou blanc », Établissements Koto, 5 boulevard Beaumarchais, Paris (BnF, Estampes et photographie)
  3. 1914 campagne de réclames et de jetons-primes dans la presse parisienne (Le Journal, Comœdia)
  4. 1925 Paul Crispin cité comme exploitant de la maison, 5 boulevard Beaumarchais, Paris (Annuaire général de l'épicerie française)
  5. 1929 réclame illustrée (J. Guilhot) mentionnant des adresses à Paris, Londres et Hambourg
  6. 1936-1938 dernières réclames connues, insistant sur la composition à la noix de kola (Le Petit Parisien, Le Journal, Paris-soir, L'Intransigeant, Le Matin)

Les carafes de cette marque

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