La Montdorienne est une liqueur de la maison Mugnier & Gauthier, distillerie à vapeur et fabrique de liqueurs et sirops installée à Thiers, dans le Puy-de-Dôme. Une facture de la maison, datée du 29 avril 1911, la présente sous la raison sociale « Mugnier & Gauthier Succ.rs », successeurs des anciennes maisons Th. Baudet & C. Regnier, fondées en 1866 : c’est ce document qui atteste, à ce jour, l’existence de la marque et son rattachement à cette maison.
La Mont-Dorienne figure, sur cet en-tête, parmi les « Spécialités » de la maison : Crème de Cassis, Quina St Georges, la liqueur « La Fraise du Forez », une Liqueur au Goudron de Norvège, la « Grappe Bourguignonne » et le Vieux Marc de Bourgogne. Son nom évoque vraisemblablement Mont-Dore, la station thermale voisine du Puy-de-Dôme — une évocation commerciale courante pour une liqueur de la région — mais aucun document consulté ne détaille sa composition exacte ni ses vertus supposées ; ce point reste non établi.
Mugnier & Gauthier n’est pas seulement distillateur : l’en-tête de 1911 la présente aussi comme « Maison d’achat en Bourgogne », vendant, à côté de ses propres liqueurs, des vins fins de Bordeaux, Bourgogne, Beaujolais et Chablis, et se déclarant ouverte à l’importation comme à l’exportation. La facture retrouvée concerne la livraison d’une caisse de cassis à un débit de boissons d’Églisenneuve-d’Entraigues, dans le Puy-de-Dôme — une clientèle de cafetiers de proximité, typique du commerce d’une distillerie de province.
Rien, dans les sources consultées, ne renseigne le devenir de la maison au-delà de cette facture de 1911 : ni rachat, ni fusion, ni date de cessation d’activité n’ont pu être établis.
Comme support publicitaire, La Montdorienne semble s’être appuyée d’abord sur l’objet utilitaire : la carafe de bistrot en verre teinté, à inscriptions moulées, plutôt que sur l’affiche ou la plaque émaillée. Aucune autre pièce de réclame n’a pu être authentifiée avec certitude pour cette marque en particulier — un pyrogène de comptoir portant apparemment son nom a été repéré en vente en ligne, sans qu’il ait été possible de l’archiver ni de vérifier l’inscription sur image.
