« La Rincelette » est un anis apéritif de la distillerie Xavier Charat, à Pont-de-Beauvoisin (Isère). La maison prolonge celle de Jean Charat, distillateur au même lieu, qui y déposait déjà en 1901 et en 1908 l’étiquette de sa liqueur « La Samaritaine » ; son en-tête de lettre la dit « ancienne maison Jean Charat, fondée en 1864 », et Xavier Charat s’y présente comme successeur. Au fil des années, elle fabrique à Pont-de-Beauvoisin un apéritif à la gentiane, un quinquina, un anis, un mousseux et une grande liqueur.
La trace la plus directe de la marque est un dépôt : le 8 juillet 1920, à onze heures, M. Xavier Charat, liquoriste à Pont-de-Beauvoisin, dépose au greffe du tribunal de commerce de Bourgoin (dépôt n° 314) une étiquette destinée aux emballages et à tous les récipients devant contenir la liqueur « La Rincelette » (INPI, archives historiques, marques 1857-1920, registre 1MA374, vue 197). L’étiquette est encadrée et porte un écusson couronné entouré de palmes, les mentions « Anis » et « Apéritif » de part et d’autre, le nom dans un cartouche et la ligne « Distillerie Xavier Charat – Pont-de-Beauvoisin (Isère) ».
Une lettre à en-tête de la maison, datée du 1er février (1930 selon l’Atelier, 1938 selon la lecture de la pièce : le millésime est incertain), confirme le produit. L’en-tête, sous le titre « Distillerie de La Samaritaine », cite « La Rincelette, anis supérieur » en tête de ses marques, avant Quina Charat (gentiane, vermouth), Duc d’Aiguenoire (asti mousseux, vins fins, champagne), La Samaritaine (grande liqueur, médaille d’or de Londres 1901) et La Sam, 20° (apéritif aux racines de gentiane). La Rincelette n’était donc pas isolée : c’était le produit anisé d’une maison dont la gamme allait de l’apéritif au champagne.
Côté exposition publicitaire, on ne connaît pour le moment à La Rincelette que ses papiers à en-tête et son étiquette : aucune affiche, plaque émaillée, cendrier ou buvard à ce nom n’a été retrouvé. On ignore aussi les dirigeants successifs, la date de fin de la marque et son rayon de vente. Aucune mention de presse n’a été retrouvée dans Gallica.
