Mugnier

Fabricant : Frédéric Mugnier

Produit
Quinquina
Pays
France
Département
Côte-d’Or
Ville
Dijon

Fiabilité : Sourcée?

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La maison Frédéric Mugnier, à Dijon, était l’une des plus importantes distilleries de Bourgogne. Son quinquina, vendu sous l’appellation « Un Mugnier », en était l’une des spécialités, aux côtés du cassis et d’autres grandes liqueurs.

Qui. La « Grande Distillerie de liqueurs extra supérieures Frédéric Mugnier » était établie à Dijon (Côte-d’Or), avec une maison de vente à Paris (3, avenue du Petit-Château, XIIe arrondissement). Une facture de 1932 en porte la raison sociale complète à cette date : « Les Petits-Fils de Frédéric Mugnier, Successeurs », société à responsabilité limitée au capital de 800 000 francs, inscrite au registre du commerce de Dijon sous le n° 1133 — preuve que la maison, fondée par Frédéric Mugnier, s’était transmise à la génération suivante tout en gardant son nom.

Quoi. La maison se présentait comme l’inventeur de « l’Apéritif Mugnier » et de « la Cherrette », avec une spécialité de cassis, et revendiquait même le titre d’« inventeur de la véritable anisette » sur l’un de ses supports publicitaires. Le quinquina « Un Mugnier », gravé sur nos carafes, se décrit comme un « apéritif au vin de Bourgogne ».

Quel commerce. Une fabrique industrielle de premier plan : la facture de 1932 la qualifie de « distillerie la plus importante de Bourgogne », avec une superficie totale de 15 000 mètres carrés, dont 6 300 de distillerie et magasins. La maison revendiquait neuf diplômes d’honneur et cinquante-six médailles, dont une médaille d’or à l’Exposition universelle de Paris de 1889, et figurait membre du jury, hors concours, à celle de 1900.

Que devient-elle. La transmission à « Les Petits-Fils de Frédéric Mugnier », constatée par la facture de 1932, montre une maison toujours active et structurée en société à responsabilité limitée à cette date. Son devenir au-delà des années 1930 n’a pas été établi par cette recherche.

Exposition publicitaire. La maison Mugnier a multiplié les petits objets de comptoir portant son nom : porte-menu, pyrogènes (briquets de comptoir) en porcelaine et en faïence émaillée, gobelet de poche distribué lors de l’Exposition universelle de 1900. Ce sont des supports peu coûteux, diffusés en nombre dans les cafés, plutôt que de grandes affiches — cohérent avec une maison qui misait sur la présence quotidienne au comptoir autant que sur la réputation de ses récompenses en concours.

Les carafes de cette marque

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