L’Orangeade Pierrette est un produit de la maison F. Boutinon, distillateur installé au 12 rue de l’Hôpital à Angoulême (Charente). Une facture de la maison, éditée sous le nom « Distillerie Centrale de la Charente », porte la mention « Maison fondée en 1873 » et se présente comme fabrique de liqueurs supérieures, cognacs et eaux-de-vie, rhums, sirops, vins de liqueur d’origine et champagnes et vins mousseux — une maison dotée d’une usine à vapeur, inscrite au registre du commerce du tribunal de commerce d’Angoulême.
Une réclame parue le 15 novembre 1929 dans La Grande revue des vins et alcools, organe mensuel de la production et de la distribution, situe précisément l’Orangeade Pierrette dans le catalogue de la maison, à la même adresse angoumoisine, aux côtés de deux autres produits : une « Liqueur des Valois » et un « Anis supérieur ». L’orangeade y figure donc comme l’une des boissons non alcoolisées ou légèrement additionnées produites par une maison dont l’activité principale, telle que la présente sa propre facture, reste la distillation d’eaux-de-vie et de liqueurs.
La marque est également mentionnée, en 1935, dans la presse locale charentaise (La Charente, Angoulême), preuve d’une diffusion qui a dépassé le seul catalogue professionnel pour atteindre le grand public de la région.
Le devenir de la marque après le milieu des années 1930 n’est pas documenté par les sources réunies ici, non plus que l’existence éventuelle d’une gamme d’objets publicitaires (affiches, plaques, buvards) au-delà de la carafe elle-même : aucune autre pièce n’a été retrouvée lors de cette recherche.
