Perdrizet

Fabricant : A. Perdrizet & Cie

Produit
Vins et liqueurs (crème de cassis, liqueur digestive)
Pays
France
Département
Côte-d’Or
Ville
Dijon

Fiabilité : Sourcée?

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La maison A. Perdrizet & Cie était une maison de vins et liqueurs établie à Dijon (Côte-d’Or), fondée en 1876 par M. A. Perdrizet. Une notice publiée en 1923 dans L’Illustration économique et financière retrace directement sa lignée : « Maison A. Perdrizet & Cie, fondée en 1876, Dijon — 3, rue Devosge — 11, rue Audra et 13, rue des Roses — Dijon. Créée par M. A. Perdrizet, qui resta à la tête de la Maison jusqu’en 1903, elle fut ensuite cédée à son fondé de pouvoirs, M. Victor Dury, qui la dirige seul depuis cette époque. » La maison occupait donc plusieurs adresses à Dijon, signe d’une exploitation déjà développée au début du XXe siècle.

La maison exerçait un double commerce, courant à Dijon : négociant en vins fins de Bourgogne d’une part — une facture de 1885 la montre déjà établie sous le nom « A. Perdrizet, propriétaire », et elle proposait dans les années 1920 des « vins rouges Monopole » —, distillateur de liqueurs d’autre part, avec au moins deux produits identifiés : une crème de cassis, spécialité dijonnaise par excellence (des factures de 1907 et 1909 la documentent, la seconde citant le nom « Fleur de Vougeot »), et une liqueur digestive appelée « Goutte d’Or », dont une réclame de 1904 dans Le Progrès de la Côte-d’Or proclame : « Immense succès de la Goutte d’Or, exquis digestif, la seule grande liqueur remplaçant avec avantage celle du Couvent. […] Propriétaires de la marque et seuls fabricants : A. Perdrizet & Cie, Dijon. » Cette dernière marque se retrouve directement sur l’une des carafes de la collection, qui porte l’inscription « Demandez une Goutte d’Or ».

Après la reprise par Victor Dury en 1903, la maison a continué sous des raisons sociales dérivées associant le nom fondateur à celui de ses dirigeants successifs : des documents commerciaux de 1927 et 1934 la nomment « Perdrizet, Dury, Debruères » puis « Établissements A. Perdrizet (Dury et Debruères) », signe qu’un associé du nom de Debruères avait rejoint Victor Dury à la tête de la maison durant l’entre-deux-guerres. Le Bulletin de la Chambre de commerce de Dijon de 1945 mentionne encore « Dury Bernard, Établissements Perdrizet, 5 rue Devosges, Dijon » — Bernard Dury, vraisemblablement fils ou parent de Victor Dury, poursuivant l’exploitation sous le nom fondateur près de soixante-dix ans après sa création. Un annuaire national des boissons de 1951 liste toujours, à Dijon, « Perdrizet A. et Cie, Distillerie » : le nom de la maison a donc survécu à ses fondateurs et à plusieurs générations de dirigeants, pratique courante pour une marque bien établie sur sa place.

Comment la maison s’exposait : les pièces retrouvées sont d’abord des documents commerciaux — factures à en-tête, traites, carte de visite de représentant utilisée comme avis de passage auprès des débitants et négociants — plutôt que des grands formats publicitaires. La maison diffusait aussi de petits objets réclame, tel un pyrogène (allume-feu de comptoir) portant la mention « Crème de Cassis Perdrizet & Cie ». Cette panoplie, faite de papier commercial soigné et de petits objets de comptoir plutôt que d’affiches ou de plaques émaillées, correspond à une maison de négoce et de distillation solidement implantée localement, plus qu’à une marque cherchant une notoriété nationale par la réclame murale.

Repères chronologiques

  1. 1876 fondation de la maison à Dijon par M. A. Perdrizet
  2. 1885 facture attestant « A. Perdrizet, propriétaire », vins fins de Bourgogne
  3. 1899, 1907, 1909 : factures attestant l'activité de liquoriste/distillateur (crème de cassis, dont « Fleur de Vougeot »)
  4. 1903 cession de la maison par A. Perdrizet à son fondé de pouvoirs, Victor Dury, qui la dirige seul
  5. 1904 campagne de presse pour la liqueur « Goutte d'Or » (Le Progrès de la Côte-d'Or)
  6. 1925 mention des « vins rouges Monopole » de la Maison Perdrizet (L'Essor, Dijon)
  7. 1927, 1934 : documents commerciaux sous les raisons « Perdrizet, Dury, Debruères » puis « Ets A. Perdrizet (Dury et Debruères) »
  8. 1945 Bernard Dury dirige toujours les « Établissements Perdrizet », 5 rue Devosges, Dijon (Bulletin de la Chambre de commerce de Dijon)
  9. 1951 « Perdrizet A. et Cie, Distillerie » toujours listée à Dijon (Annuaire Servir national des boissons)

Les carafes de cette marque

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