Sig Anis

Fabricant : Sigg (Théodore)

Produit
Anis
Pays
France
Département
Bouches-du-Rhône
Ville
Marseille

Fiabilité : Sourcée?

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« Sig-Anis » est une marque de liqueur anisée déposée le 6 octobre 1938 au greffe du tribunal de commerce de Marseille par Théodore Sigg, domicilié 34, chemin du Rouet, dans cette même ville. Le dépôt (n° 296871), enregistré conjointement avec une seconde marque du même déposant, « Cap-Anis » (n° 296870), désigne des « liqueurs, spiritueux divers et notamment un apéritif à base d’anis, toutes provenances ». La notice paraît dans la rubrique « Dépôts de marques » de La Journée vinicole du 1er août 1939, quotidien professionnel de Montpellier qui republiait les dépôts de l’Office de la propriété industrielle.

Le produit est un apéritif à base d’anis, dans la lignée des très nombreuses marques concurrentes de ce type nées dans le Midi et en Afrique du Nord française à la même époque. Rien n’indique si Théodore Sigg exploitait lui-même une distillerie ou s’il s’agissait d’un négociant faisant fabriquer sous licence : aucune adresse commerciale de « fabrique » ou d’« entrepositaire » ne figure dans la source, seule une adresse personnelle.

Il faut signaler une proximité de nom qui a pu créer une confusion : la même année, en août 1938, une autre marque, orthographiée sans trait d’union — « Sig Anis » —, avait été déposée sous le n° 1.193 par Aracil Valverde, rue d’Isly, à Saint-Denis-du-Sig, en Algérie (source : Revue des vins et liqueurs et des produits alimentaires pour l’exportation, 31 août 1938, rubrique « Marques de fabrique et de commerce »). Cette marque algérienne tire vraisemblablement son nom de la ville de Saint-Denis-du-Sig. Il s’agit cependant de deux dépôts distincts, par deux personnes différentes, dans deux ressorts différents (Marseille pour l’un, l’Algérie pour l’autre) : rien ne permet d’établir un lien entre les deux, et l’orthographe avec trait d’union portée par la carafe conservée ici (« SIG-ANIS ») correspond au dépôt marseillais de Théodore Sigg, pas à la marque algérienne.

Aucune réclame — affiche, plaque émaillée, buvard ou étiquette — n’a pu être retrouvée pour cette marque dans les fonds consultés (Gallica, eBay, Delcampe, sites de référence spécialisés) : la seule trace matérielle connue à ce jour reste la carafe elle-même, qui porte l’inscription « SIG-ANIS » sur une étiquette bleue à lettres blanches. Devenir de la marque après 1939 : non établi.

Repères chronologiques

  1. 6 octobre 1938 : dépôt de la marque « Sig-Anis » (et « Cap-Anis ») par Théodore Sigg, au greffe du tribunal de commerce de Marseille

Les carafes de cette marque

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