Super Anis

Fabricant : Grande Distillerie des Anisettes Galiana et Cie

Produit
Anisette
Pays
Algérie
Ville
Oran

Fiabilité : Sourcée?

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« Super Anis » est une anisette produite par la Grande Distillerie des Anisettes Galiana et Cie, à Oran (Algérie). Les deux carafes conservées ici portent, moulée dans le verre, la mention « SUPER ANIS / Vve GALIANA FILS / ORAN » — le nom de la maison est donc porté par l’objet lui-même, et non seulement par un descriptif de vendeur.

Cette identification est confirmée et complétée par plusieurs sources indépendantes de la presse et des registres algérois. Un avis légal paru dans Les Petites affiches algéroises et départementales du 20 avril 1934 enregistre une cession de parts et des modifications statutaires pour « La Grande distillerie des Anisettes Galiana et Cie, S.R.L. », société au capital de 30 000 francs, dont le siège est à Oran, faubourg Sanas (Sananès), rue Lemercier n° 3 — preuve qu’il s’agissait d’une société commerciale constituée en bonne et due forme, et non d’un simple atelier artisanal. La même année, la Revue des vins et liqueurs et des produits alimentaires pour l’exportation recense la maison sous une adresse commerciale complémentaire, « Chemin de Ceinture, Maison Ruffié, Oran », et lui attribue un autre produit de sa gamme, l’« Anis Le Col Bleu ». Une chronique locale de l’hebdomadaire sportif Oran-Sports, la même année encore, plaisante sur la notoriété de la « distillerie Galiana » dans la ville, signe d’une maison bien connue du grand public oranais.

La mention « Vve Galiana Fils » (Veuve Galiana et Fils) gravée sur les carafes trouve un écho dans le registre des mouvements commerciaux de 1907 (Archives commerciales de la France), qui enregistre une « Galiana veuve », débitante à Oran — cohérent avec une maison reprise par une veuve puis poursuivie avec son fils, selon un schéma familial très courant pour les maisons de boissons de cette époque.

Le nom Galiana n’était pas propre à Oran seul : en 1906, un négociant, T. Lopez, annonce dans L’Écho d’Oran s’être rendu acquéreur d’« une grande Distillerie, marchandises, fonds, et de la marque si appréciée Anisado Galiana » à Saint-Denis-du-Sig, à une soixantaine de kilomètres d’Oran, et invite à lui adresser désormais les commandes sous le nom « Anisado Galiana, T. Lopez, successeur ». Le registre de 1907 mentionne, la même année, un « Galiana Vincent » exploitant une distillerie précisément à Saint-Denis-du-Sig. Rien ne permet cependant d’établir si cette branche de Saint-Denis-du-Sig et la Grande Distillerie des Anisettes Galiana et Cie d’Oran, documentée pour sa part jusqu’en 1934, procèdent d’une même origine familiale ou constituaient deux exploitations indépendantes ayant simplement porté, à un moment ou à un autre, le même nom de famille : les carafes de la présente collection, elles, portent toutes sans exception la mention « ORAN ».

Repères chronologiques

  1. 1906 un négociant de Saint-Denis-du-Sig, T. Lopez, se rend acquéreur d'une distillerie et de la marque « Anisado Galiana », dans cette ville — branche distincte de celle d'Oran
  2. 1907 le registre des mouvements commerciaux mentionne une « Galiana veuve », débitante à Oran, et un « Galiana Vincent », distillateur à Saint-Denis-du-Sig
  3. 1934 cession de parts et modifications statutaires de la Grande Distillerie des Anisettes Galiana et Cie (S.R.L.), Oran, capital 30 000 francs

Les carafes de cette marque

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