La carafe porte, sur ses deux faces, l’inscription moulée « LIQUEURS CALVOZ ». Ce nom, Calvoz, se retrouve dans l’Annuaire industriel de 1935, répertoire analytique général de l’industrie française : « CALVOZ (J.), 5, r. du Palais, Bourg (Ain) — Fabrique de liqueurs ». C’est la maison qui fabriquait la liqueur vendue sous ce nom.
D’autres mentions de presse, toutes situées en Ain, confirment l’ancrage local et l’ancienneté de cette maison : Le Petit Gessien, journal du pays de Gex, cite le 7 juin 1923 un lot offert par la « maison Calvoz, à Bourg » ; et dès le 4 octobre 1917, Le Progrès, quotidien lyonnais alors largement diffusé dans toute la région, mentionne un « Calvoz, liquoriste, rue du Palais » — vraisemblablement la même adresse que celle donnée en 1935, même si le nom de la commune n’apparaît pas dans cet extrait précis.
La maison Calvoz était donc établie rue du Palais, à Bourg — aujourd’hui Bourg-en-Bresse —, chef-lieu de l’Ain, où elle fabriquait des liqueurs sous son propre nom depuis au moins les années 1910 et jusque dans les années 1930. Aucune information n’a en revanche été retrouvée sur le prénom complet du fondateur (l’initiale « J. » seule est donnée par l’Annuaire industriel), ni sur le produit précis ou la date de cessation d’activité.
