Émile Verdon est attesté à Saint-Jean-de-Sauves (Vienne, arrondissement de Loudun) par une publication légale du Journal de Loudun du 27 mai 1923, qui le cite comme propriétaire riverain d’un bien mis en vente dans le bourg. La même petite commune compte alors plusieurs Verdon commerçants : Constant Verdon, négociant en tissus, riverain de la même parcelle en 1923 ; Hyacinthe Verdon, marchand de chaussures, en liquidation judiciaire le 8 octobre 1910 (Archives commerciales de la France) ; et des « Verdon frères », marchands à Saint-Jean-de-Sauves, déclarés en faillite devant le tribunal de commerce de Loudun en 1890 (Journal de Loudun, 16 mars 1890). Le Journal des poilus d’Orient, bulletin d’une association d’anciens combattants des Dardanelles, mentionne en mars 1936 un « Verdon de Saint-Jean-de-Sauves » décédé dans le courant de l’année précédente ; rien ne permet d’établir avec certitude s’il s’agit du même Émile Verdon ou d’un homonyme de la même famille.
Aucune des sources consultées — presse locale et nationale sur Gallica, registres et bulletins commerciaux, annonces d’objets sur eBay et Delcampe — ne rattache Émile Verdon à un commerce de boissons, une distillerie, un débit ou une fabrique quelconque. La recherche croisant son nom et celui de la commune n’a rien renvoyé de pertinent sur les objets de collection : parmi les commerces locaux identifiés à Saint-Jean-de-Sauves figurent un cordonnier, un menuisier, un maréchal-ferrant, une quincaillerie et une laiterie, mais aucun débit de boissons ni négoce de spiritueux.
En l’état de la recherche, le nom porté par cette carafe reste donc celui d’un habitant de Saint-Jean-de-Sauves plutôt que celui d’une maison commerciale documentée : rien ne permet d’affirmer qu’Émile Verdon ait produit, distribué ou vendu la boisson que contenait l’objet. C’est un résultat négatif explicite, pas une lacune de recherche : plusieurs voies indépendantes (presse, registres, objets de collection) ont été interrogées sans faire apparaître de commerce.
