Anis Athos est une liqueur anisée du début du XXe siècle. Son existence n’est établie à ce jour que par une seule mention imprimée retrouvée : en février 1934, la revue professionnelle Le Pâtissier moderne, dans un article consacré à l’économie de Limoges (Haute-Vienne), la cite au rang des « liqueurs réputées » fabriquées par les « nombreuses distilleries » de la ville, aux côtés du Cristal-Mandarine, du Suprême-Noisette, du Banana-Brandy, du Dakita-Rhum, du Cordial-Orange et du Porto-Rebby.
Le nom du produit la situe dans la famille des liqueurs et apéritifs anisés, très répandue en France entre les deux guerres sous des dizaines de noms commerciaux concurrents, souvent proches par la formule et la présentation. La source de 1934 ne nomme cependant aucune maison précise : elle évoque un ensemble de distilleries limousines sans désigner laquelle produisait l’Anis Athos.
Faute de raison sociale connue, il n’est pas possible de préciser s’il s’agissait d’un distillateur, d’un négociant ou d’une coopérative, ni ce que la marque est devenue par la suite. Les recherches menées sur les objets de collection (eBay, Delcampe) n’ont rendu aucune étiquette, affiche, plaque émaillée ou buvard portant ce nom : si la marque a fait de la publicité, aucune trace n’en a été retrouvée en ligne à ce jour.
