Anis Blanco est une liqueur anisée fabriquée à Toulouse (Haute-Garonne) dans les années 1930 par le distillateur A. Cambourg, installé 7 puis 7 et 9 boulevard Michelet. La marque, déclinée en deux versions — « Blanc » et « Vert » —, était présentée par son fabricant comme « la marque de qualité ».
Le nom du distillateur est attesté par plusieurs encarts publicitaires de la presse quotidienne toulousaine : Le Midi socialiste du 3 octobre 1930 le désigne comme « la marque de qualité « Cambourg », distillateur, 7 boulevard Michelet » ; La Dépêche du 29 décembre 1931 vante « toutes les liqueurs A. Cambours, 7 et 9, boulevard Michelet » ; Le Midi socialiste du 4 septembre 1932 signe une réclame « Anis Blanco x A. Cambours ». L’orthographe du patronyme varie d’une annonce à l’autre — Cambourg ou Cambours —, une hésitation déjà présente dans la typographie de l’époque et que les sources ne permettent pas de trancher définitivement. Une revue professionnelle destinée à l’exportation, datée du 30 avril 1930, confirme indépendamment l’existence de la maison sous l’entrée « Michelet, Toulouse : Blanco Anis ».
D’autres encarts contemporains, dans La Dépêche et Le Midi socialiste, présentent l’Anis Blanco comme « le plus sain des apéritifs », signe d’une diffusion régulière dans la presse régionale toulousaine au tournant des années 1930.
Le nom « Anis Blanco » a par ailleurs été porté, à la même époque et dans d’autres régions, par des produits sans lien apparent avec la maison toulousaine — notamment une anisette algérienne commercialisée à Oran sous le nom « Blanco y Negro » et une boisson hygiénique de consommation courante vendue dans le Sud-Ouest (Ariège, Tarn) sous le seul nom « L’Anis Blanco ». Le mot « blanco » désignant simplement la couleur du produit en espagnol, ces homonymies commerciales ne permettent de conclure à aucun lien entre ces maisons et celle de Toulouse ; elles ne sont donc pas rattachées à la présente fiche.
Aucune trace n’a été retrouvée de la fondation exacte de la maison, ni de sa disparition ; les mentions retrouvées se concentrent sur les années 1930 à 1932.
