La Citronnade Bancel est une boisson rafraîchissante au citron, fabriquée à Saint-Étienne (Loire) par le distillateur J. Bancel. Des réclames parues dans le Mémorial de la Loire et de la Haute-Loire en 1897 et 1900 situent son établissement au 3 rue du Chambon et 20 rue Neuve, et le présentent comme « Hors Concours, Membre du Jury » à l’exposition de Marseille de 1896 — une mention qui, dans le vocabulaire des expositions de l’époque, signale un fabricant déjà récompensé, admis au jury plutôt qu’au concours. L’annonce d’avril 1900 le qualifie de « Grande Distillerie à Vapeur ».
Avant juillet 1903, l’affaire est reprise par MM. Merle, Lambert & Largeron, qui se présentent comme « Successeurs », installés 19 rue d’Annonay à Saint-Étienne : une annonce du Mémorial de la Loire du 5 juillet 1903 les nomme sur la page même qui continue de vanter la Citronnade Bancel comme référence contre les imitations. La raison sociale se simplifie ensuite en Merle & Lambert — Largeron disparaissant des mentions retrouvées — toujours active le 15 juin 1925, rue du Onze-Novembre à Saint-Étienne, où elle propose désormais aussi un quina aux côtés de la citronnade. Le répertoire du Musée des boissons recense d’ailleurs séparément les entrées « Saint-Étienne : Bancel » et « Saint-Étienne : Merle et Lambert ». C’est cette maison, Merle & Lambert, qui a produit la carafe de la collection : elle y est nommée en toutes lettres, sous la mention « Successeurs ».
Dans la presse, la marque se présente comme « la vraie liqueur des familles », « hygiénique et désaltérante, la meilleure et la plus répandue », recommandée y compris par le corps médical pendant les épidémies de grippe, et met en garde contre les « imitations » et les « sirops de citron » qui n’en ont que le nom. Les mentions retrouvées pour cette recherche sont toutes des réclames de presse quotidienne ou régionale — parisienne (Le Petit Journal, Le Figaro, La Petite Presse, Le Temps), thermale (Journal de Vichy, Vichy thermal) et stéphanoise (Mémorial de la Loire) — plutôt que des supports publicitaires matériels : aucune affiche, plaque émaillée, étiquette ou buvard n’a été retrouvé lors de cette campagne. Seule la carafe de la collection porte à la fois le nom de la marque et celui du fabricant.
Le fil documentaire s’arrête à 1925 : aucune source consultée ne permet de dire jusqu’à quand la marque a été commercialisée.
