Martinet Frères, liquoristes puis distillateurs au Pont-de-Beauvoisin (Isère), sont nommés sur la carafe « Fraisine Dauphinoise » de la collection : « Demandez une Fraisine Dauphinoise — Martinet Frères, distillateurs, Pont de Beauvoisin (Isère) ».
Les registres de dépôt de marques de l’INPI conservent une quinzaine de dépôts à leur nom, tous au greffe du tribunal civil de Bourgoin :
- 1901, « Messieurs Martinet frères, liquoristes » : « La Sultane » (20 juin ; 1MA361, vue 147-3, dépôt n° 127) ; « Gentiane Gauloise », « Nectar Dauphinois » et « Suc Dauphinois » (26 juillet ; 1MA361, vues 147-1, 147-4 et 147-2, dépôts n° 124, 128 et 129) ;
- 1907 : « Fraisine Dauphinoise » et « Framboisette Dauphinoise » (23 août ; 1MA366, vues 99-1 et 99-2, dépôts n° 186 et 187) ;
- 1912, « Société Martinet Frères, distillateurs » : « Peach Abricotine Brandy » (5 juin ; 1MA370, vue 9-1, dépôt n° 237), puis, le 5 août, « Old Rhum Martinet », « Old Rhum Martinas », « La Sublime Orangeade », « Rhum Lucmar », « La Martinaise » et « The Rhum Export » (1MA370, vues 8-1 à 11-1) ;
- 1916 : nouveau dépôt du « Nectar Dauphinois » (31 octobre ; 1MA372, vue 34-1, dépôt n° 260).
Les dépôts montrent la maison passer de « liquoristes » (1901) à « Société Martinet Frères, distillateurs » (1912). Ils ne donnent ni les prénoms des frères, ni l’adresse exacte.
Un en-tête de facture du 2 février 1915 présente la maison comme « Martinet Frères, grande distillerie à vapeur, liqueurs, spiritueux et sirops, ancienne maison L. Martinet, fondée en 1830 », au Pont-de-Beauvoisin (Isère), avec pour spécialités la Fraisine Dauphinoise, la Sultane, le cassis-ratafia, le Quina-Gaulois et la Gentiane Gauloise (imprimeur lyonnais). Une annonce de la Grande revue des vins et alcools du 15 novembre 1922 les dit « inventeurs de la Sultane et de la Martinaise ». Prénoms, adresse exacte et fin d’activité : non établis.