La Moninette est une liqueur anisée de la maison Monin, à Bourges (Cher). Ses annonces la présentent comme « la plus estimée des liqueurs anisées » et la signent « Établissements Georges Monin », Bourges. Le nom est un jeu sur celui du fondateur.
Une facture du 8 juin 1927 donne le portrait de la maison : « distillerie à vapeur, fabrique de liqueurs surfines et extra-fines, sirops, liqueurs de marque », installée place des Marronniers à Bourges, avec une succursale à Tours et la mention « avec participation aux bénéfices ». Sa gamme de « spécialités » y est imprimée : orangeade et citronnade au pur jus de fruit, fraise « Georgette », menthe « Frisquette », « Moninette, liqueur anisée », Grog Keddy, Sève Monin, cherry brandy, prunelle Monin, « Rednahb » (liqueur orientale), Monzest et Glascomint. La Moninette y figure donc parmi les liqueurs de marque, entre les sirops et les spécialités de fantaisie.
La presse locale en garde la trace : deux annonces du Journal de Sancerre, les 25 août et 1er septembre 1923, vantent « la Moninette » en tête des spécialités de la maison, et La Dépêche du Berry, de Vierzon, la met en scène le 19 juillet 1925 dans un texte en vers où la liqueur dit elle-même : « Je m’appelle la Moninette ».
La marque s’exposait ainsi par la réclame de presse locale, y compris sous forme rimée, et par les papiers commerciaux de la maison. Aucune affiche, plaque ni objet publicitaire portant ce nom n’a été retrouvé dans les annonces de collection examinées. Le devenir de la liqueur après 1927 n’est pas établi ici.
