Frédéric Mugnier fonde à Dijon, en 1863, une fabrique de liqueurs qui restera dans les mains de sa famille jusqu’au milieu du XXe siècle (Domaine Mugnier, page « Origines du domaine »). Un compte-rendu des travaux de la Chambre de commerce de Dijon le mentionne en 1878 comme « propriétaire et négociant à Dijon ».
La maison produit plusieurs boissons sous le nom Frédéric Mugnier : le Quinquina Mugnier (apéritif à base de quinquina), l’apéritif vermouth « La Cherrette », ainsi que crème de cassis, guignolet, kirsch et absinthe, selon des factures et étiquettes conservées (annonces eBay archivées, 1911-1933). À l’Exposition universelle de Paris de 1900, Frédéric Mugnier figure comme membre du jury, hors concours, pour son cassis de la Côte d’Or et son quinquina (étiquette et tapis publicitaire archivés).
Après la mort de Frédéric Mugnier, l’entreprise est reprise par ses fils puis ses petits-fils, sous la raison sociale « Les Petits-Fils de Frédéric Mugnier, Successeurs » (lettre à en-tête de 1927 archivée), tout en continuant de commercialiser sous le nom « Frédéric Mugnier » (factures de 1932 et 1933). Selon le Domaine Mugnier, l’exploitation conjointe du vignoble et de la fabrique de liqueurs se poursuit jusqu’en 1949 ; en 1950, Jacques-Frédéric Mugnier, arrière-petit-fils du fondateur, cède l’activité de liquoriste, affaiblie par la guerre et les difficultés économiques, pour se consacrer au seul domaine viticole (aujourd’hui Domaine Mugnier, à Chambolle-Musigny).