Anis Gardian

Fabricant : Établissements L. Calixte

Produit
Apéritif anisé
Pays
France
Département
Vaucluse
Ville
Avignon

Fiabilité : Sourcée?

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Les Établissements L. Calixte sont une distillerie installée 15, rue des Teinturiers à Avignon (Vaucluse), dirigée par Louis Calixte. La maison figure au registre du commerce sous le numéro R. C. Avignon 2.751 et porte le numéro de téléphone 8-79, ainsi que l’attestent ses documents commerciaux de la fin des années 1920.

Distillateur et négociant, la maison produit et distribue une gamme large de boissons : anis, quina, gentiane, vermouths, « cap », rhums, sirops et vins mousseux. Une facture du 17 mai 1928 la montre également entrepositaire régionale de marques nationales — Martini et Rossi, Viandox, Cognac Moyet — aux côtés de sa propre fabrication. Sa marque phare est l’Anis Gardian (aussi orthographiée « Le Gardian »), présentée par la presse professionnelle comme une « marque supérieure » d’apéritif anisé.

La presse du Vaucluse, du Gard et de la Drôme atteste la diffusion de la marque entre février 1930 et juin 1937, à Avignon, Nîmes, Montélimar et dans les communes voisines comme Monteux. En avril 1931, la maison tient un stand (n° 48) à la Foire-exposition d’Avignon. Le devenir de l’entreprise au-delà de 1937 n’est pas établi par les sources consultées.

Un épisode retient l’attention : le 5 mai 1931, une vente de quinze bouteilles d’Anis Gardian à un débitant de boissons de Monteux donne lieu à un prélèvement d’échantillon par la répression des fraudes, puis à un contentieux relatif à la conformité du produit. Le jugement est publié en jurisprudence par le Bulletin des contributions indirectes en juin 1933, et la même affaire est encore mentionnée par La Journée vinicole en juin 1937 — signe qu’elle a fait référence dans le contentieux né de la loi du 28 février 1931 sur les apéritifs à base d’anis.

Sur le plan publicitaire, la marque s’appuie sur des encarts répétés dans la presse régionale plutôt que sur de grands supports muraux. Une réclame de 1931 la présente ainsi : « recommandé aux buveurs d’anis par son goût et sa souplesse, et n’est fabriqué qu’avec des produits de première qualité » ; la même année, la maison tient un stand à la Foire-exposition d’Avignon. Des bouteilles d’Anis Gardian sont par ailleurs offertes en lots lors de concours relayés par la presse locale, à Montélimar en 1930 et dans le Gard en 1933, et la marque s’annonce également dans une publication nîmoise consacrée à la tauromachie en 1932. Aucune affiche, plaque émaillée, cendrier ou buvard n’a été retrouvé dans les objets de collection consultés : la campagne publicitaire connue relève donc de la presse et de l’événementiel local, non du grand format.

Repères chronologiques

  1. 1928 facture à en-tête des Établissements L. Calixte (Anis « Le Gardian »)
  2. 1930 premières réclames repérées dans la presse d'Avignon
  3. 1931 contrôle de la répression des fraudes (vente à Monteux) ; participation à la Foire-exposition d'Avignon (stand 48)
  4. 1933 jugement publié en jurisprudence (Bulletin des contributions indirectes)
  5. 1937 dernière mention retrouvée (La Journée vinicole)

Les carafes de cette marque

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