BOR est une marque de vin vieux au quinquina dont l’existence est attestée par deux sources extérieures à l’objet : une affiche publicitaire créée en 1924 par les Imprimeries Joseph-Charles, à Paris, signée de l’affichiste « Trégi », et une mention de presse régionale de janvier 1925 qui la range aux côtés d’apéritifs alors renommés — Rossi, Picon, Pernod, Dubonnet, Romano — parmi des lots offerts par plusieurs maisons. Ce voisinage suggère une marque assez diffusée pour être citée sans autre précision aux côtés de ces noms bien établis, mais aucune des deux sources ne nomme le fabricant ni la ville de production.
La carafe de la collection porte pour sa part uniquement le nom « BOR » et les initiales « J P » — sans doute celles d’une personne ou d’une maison, mais rien ne permet de les développer en un nom complet ni de les rattacher avec certitude à un fabricant identifié par ailleurs. Compléter ces initiales relèverait de la pure spéculation.
C’est un vin vieux au quinquina, d’après le texte même de l’affiche de 1924 — une catégorie de boisson apéritive très répandue à l’époque, où le vin est aromatisé et fortifié par l’écorce de quinquina, à la façon du Byrrh, du Dubonnet ou du Saint-Raphaël.
Rien, dans les sources consultées, ne permet d’établir s’il s’agissait d’un distillateur fabricant son propre produit ou d’un négociant commercialisant un vin quinquiné produit ailleurs — aucune mention de raison sociale, de ville ni de statut commercial n’a été retrouvée.
Le devenir de la marque après 1925 n’est pas établi non plus par cette recherche : rien n’indique si elle a survécu, changé de nom ou disparu.
Côté réclame, la marque a en tout cas investi dans une affiche publicitaire au moins une fois, en 1924 : une composition en lithographie, sur fond étoilé, montrant une danseuse brandissant une bouteille à étiquette « BOR ». C’est un support coûteux, réservé aux marques qui avaient les moyens de se faire dessiner et imprimer une image originale plutôt que de se contenter d’une simple étiquette — signe d’une ambition commerciale réelle, même si son ampleur exacte reste inconnue.
