Brillant Anis est une liqueur anisée distillée à Oran, en Algérie française, par la maison M. Alfonso & Fils. C’est l’une des marques d’anis oranaises les plus durables retrouvées dans la presse locale, avec une présence attestée sur plus d’un demi-siècle, de la fin du XIXe siècle au milieu des années 1950.
La plus ancienne mention retrouvée, une réclame du Petit Mascaréen (Mascara) de décembre 1899, présente déjà « Un Brillant Anis » fort de « Récompenses aux expositions : Paris 1889, Médaille Argent » — preuve que la maison était en activité et primée dès la fin des années 1880. Le Guide-catalogue officiel de la section algérienne à l’Exposition coloniale de Marseille de 1906 le recense sous l’appellation « Brillant anis, apéritif saharien », signe de sa reconnaissance comme production caractéristique de l’Algérie coloniale. En décembre 1922, Le Soir d’Oran publie une annonce nommant explicitement le fabricant : « La Maison M. Alfonso et ses Fils livre à partir du 15 novembre son Brillant Anis garanti distillé 45° » — la mention du titrage alcoolique et du terme « garanti distillé » visant à authentifier le produit face à la concurrence et aux contrefaçons, pratique courante dans l’anisette de l’époque.
Le Brillant Anis reste un nom familier de la vie oranaise pendant les décennies suivantes : la presse le mentionne comme boisson consommée au café (Oran spectacles, 1929-1936, entre une « Galiana » et une « Oranaise »), le cite dans les tarifs de l’épicerie régionale (La Gazette d’Aïn-Temouchent), et L’Écho du Soir le classe encore en 1953 parmi les « marques oranaises, produit de qualité ». Une annonce de l’Oran républicain de juillet 1939 invite à « s’adresser à M. Monchal, Brillant anis, 16 rue Alsace-Lorraine, Oran » — une adresse différente de celle de la maison Alfonso, sans qu’un lien de succession, de représentation commerciale ou de coïncidence de nom ait pu être établi avec les sources consultées.
Aucune trace d’objet publicitaire (affiche, étiquette, buvard) n’a été retrouvée sur les places de vente en ligne consultées ; la documentation de cette marque repose entièrement sur la presse algérienne d’époque.
