LA JAPONAISE

Fabricant : Desgroux-Charnay

Produit
Liqueur
Pays
France
Département
Hauts-de-Seine
Ville
Montrouge

Fiabilité : Sourcée?

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Desgroux-Charnay est une maison de vins et spiritueux en gros installée route d’Orléans, à Montrouge (Seine — aujourd’hui Hauts-de-Seine). Sa correspondance commerciale la présente comme distillerie fonctionnant à la vapeur et fabrique de liqueurs, spécialisée dans les vins de Mâcon et de Bordeaux, distinguée par plusieurs récompenses aux expositions universelles et membre du jury hors concours à l’Exposition de Paris de 1900. Une carte postale d’époque montre les bâtiments de la « Grande Distillerie » à Montrouge.

Une lettre commerciale du 1er septembre 1926 annonce le décès récent de Monsieur Desgroux : la maison passe alors à son gendre, A. Boivin, qui en assure la continuité sous la même raison sociale « Desgroux-Charnay ». Une seconde lettre, datée du 15 avril 1929, confirme cette succession (« Desgroux-Charnay, A. Boivin, Succr »), toujours à la même adresse. Ces deux courriers, conservés pour une tout autre affaire (une question de serrures), n’ont pas été écrits pour vanter la maison — ce qui en fait un témoignage d’autant plus fiable sur son fonctionnement réel.

La nature exacte de « La Japonaise » — la liqueur que désigne ce nom — n’est établie par aucune de ces pièces : ni l’en-tête ni la carte postale ne citent la marque, qui n’apparaît que sur l’inscription de la carafe conservée dans la collection (« Desgroux Charnay », « La Japonaise », « Grand Montrouge (Seine) »). Le rattachement à Desgroux-Charnay s’appuie donc sur cet unique indice, cohérent avec l’activité de fabrique de liqueurs de la maison — mais aucune source extérieure (presse, registre de marques, catalogue) ne nomme « La Japonaise » à ce jour.

Aucun objet publicitaire dédié à cette marque — affiche, plaque émaillée, cendrier, buvard, étiquette — n’a été retrouvé lors de la recherche. Seuls sont documentés, pour la maison elle-même, une carte postale de ses bâtiments et deux lettres commerciales à en-tête : la réclame de « La Japonaise », si elle a existé, ne semble pas avoir survécu jusqu’à nous.

Le devenir de la maison après 1929 n’a pas pu être établi : aucune trace plus tardive de Desgroux-Charnay ou de son successeur A. Boivin n’a été retrouvée dans les sources consultées.

Repères chronologiques

  1. 1820 fondation de la maison Desgroux-Charnay, vins et spiritueux en gros, Montrouge (Seine)
  2. 1926 décès de Monsieur Desgroux ; succession assurée par son gendre A. Boivin
  3. 1929 raison sociale confirmée « Desgroux-Charnay, A. Boivin Succr », toujours route d'Orléans à Montrouge

Les carafes de cette marque

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