Muraz Pastis

Fabricant : A. Muraz

Produit
pastis
Pays
Maroc
Ville
Casablanca

Fiabilité : Sourcée?

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Le pastis Muraz est fabriqué par les Établissements A. Muraz, à Casablanca, alors capitale économique du Maroc sous protectorat français. La maison présente son produit comme « un pastis, anis supérieur, 16° », obtenu par « extrait naturel des graines par distillation fractionnée » — une formulation, gravée sur ses propres affiches, qui insiste sur la pureté du procédé plutôt que sur un dosage en réglisse.

La marque est déposée : deux affiches publicitaires portent chacune un numéro de dépôt différent (n° 10 031 et n° 10 691), sans qu’on puisse dire s’il s’agit de deux dépôts distincts (pour deux présentations du produit, par exemple) ou d’une lecture incertaine du même numéro sur des reproductions de qualité inégale — les deux lectures sont rapportées telles quelles, sans être réconciliées. La maison a pris, à un moment non précisé, la forme d’une société à responsabilité limitée sous le nom « Anciens Établissements A. Muraz » : une cession de parts de cette société est publiée le 22 août 1939 dans les Archives commerciales de la France, publication professionnelle parisienne qui centralisait ce type d’annonces légales — preuve que la maison, bien qu’implantée à Casablanca, était enregistrée ou du moins publiée dans le ressort de Paris.

Le produit a continué de circuler après-guerre : la presse commerciale de Casablanca (Information marocaine) porte encore un encart « Pastis Muraz » en avril 1949, aux côtés d’autres réclames destinées aux commerçants et exploitants agricoles de la région.

L’exposition publicitaire de la marque est notable pour une maison nord-africaine : outre l’encart de presse, elle a fait éditer au moins une affiche lithographiée et une plaque publicitaire en tôle — toutes deux signées par l’illustrateur Nicolitch, d’après une composition de Remy, et montrant un même personnage souriant enlaçant une bouteille étiquetée — ainsi qu’un pichet publicitaire en céramique émaillée bleue. Ce sont des supports coûteux, réservés aux marques qui tiennent à occuper le comptoir du café autant que la vitrine de l’épicier ; le slogan qui les accompagne, « le meilleur des amis », joue sur l’homophonie avec « anis ».

Le devenir de la maison au-delà de 1949 n’a pas pu être établi.

Repères chronologiques

  1. 22 août 1939 : cession de parts de la SARL Anciens Établissements A. Muraz, publiée à Paris
  2. 9 avril 1949 : encart « Pastis Muraz » dans la presse commerciale de Casablanca

Les carafes de cette marque

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