Une pharmacie portant le nom « Segonsac » est attestée à Toulouse par la presse quotidienne : le journal Le Télégramme du 8 août 1909 la cite dans sa rubrique « Service pharmaceutique », qui liste les officines de garde du dimanche. Une pharmacie du même nom apparaît aussi, quinze ans plus tard, dans Le Cri des travailleurs, journal du Tarn, le 8 novembre 1924, sur une route nationale — sans qu’il soit possible d’établir s’il s’agit du même établissement, transféré ou dupliqué, ou d’un homonyme distinct. Ces deux mentions restent, à ce jour, les seules traces retrouvées de cette pharmacie dans la presse numérisée.
Une pharmacie de cette époque n’est pas une distillerie : c’est une officine, qui vend des médicaments mais aussi, très couramment, des préparations « maison » — élixirs, sirops, quinquinas toniques — vendues sous le nom du pharmacien lui-même. Aucun document retrouvé ne permet cependant de dire quelle préparation précise « Pharmacie Segonsac » commercialisait, ni sous quel nom commercial.
Aucune affiche, plaque émaillée, buvard ou étiquette portant ce nom n’a été retrouvé sur les places de marché consultées (eBay, Delcampe) : cette pharmacie ne semble pas avoir fait l’objet d’une exposition publicitaire comparable à celle des grandes maisons de spiritueux, ce qui correspond à son statut d’officine plutôt que de fabrique.
Ni la fondation, ni la disparition, ni le devenir de cette pharmacie ne sont établis. La ville retenue ici (Toulouse) est celle de la première mention datée et la plus solidement identifiée ; la mention tarnaise de 1924 est signalée sans être tranchée.
