La carafe elle-même porte l’inscription « RHUM / A. DAVID », suivie d’une mention de lieu partiellement effacée qui se lit « …TIN … OSMONVILLE ». Un seul lieu en France correspond à ce fragment : Saint-Martin-Osmonville, petite commune du pays de Bray, dans le département de la Seine-Maritime (Seine-Inférieure à l’époque), issue en 1823 de la fusion d’Osmonville, de La Prée et de Saint-Martin-le-Blanc. C’est donc l’objet lui-même — pratique constante des cartes de ce site — qui livre à la fois le nom du négociant, A. David, et sa localisation.
Aucune trace de la maison A. David n’a pu être retrouvée dans la presse numérisée de Gallica ni dans les annonces de collection consultées : ni la presse locale du pays de Bray (L’Écho de la vallée de Bray, journal de l’arrondissement de Neufchâtel, dont dépendait Saint-Martin-Osmonville), ni les revues professionnelles du commerce des vins et spiritueux ne mentionnent ce nom associé à un rhum. La recherche verbatim de la formule « Rhum A. David » ne fait remonter aucune annonce d’époque exploitable.
Faute de source complémentaire, la période d’activité de la maison et les circonstances de sa production restent à préciser : la carafe atteste seulement qu’un négociant ou épicier du nom de A. David, installé à Saint-Martin-Osmonville, a fait fabriquer ou embouteiller un rhum sous son propre nom — pratique courante des épiciers-négociants ruraux du début du XXe siècle, qui achetaient le rhum en gros aux importateurs des ports (Nantes, Bordeaux, Le Havre) pour le revendre sous leur propre étiquette.
