RIVAY ANIS n’a laissé, à ce jour, aucune trace identifiée dans la presse numérisée, dans les fonds spécialisés d’histoire des spiritueux ni dans les objets de collection actuellement proposés à la vente. Ni maison productrice, ni ville de fabrication, ni période d’activité ne sont aujourd’hui établies par une source extérieure à l’objet.
La seule trace conservée de cette marque est une carafe de bistrot en verre incolore soufflé-moulé, haute de 24,5 cm, dont le corps porte en relief, sur un cartouche lisse ménagé au milieu d’un semis de perles, l’inscription « RIVAY ANIS » répartie sur deux lignes. Cette forme et ce décor sont typiques des carafes publicitaires distribuées aux débits de boissons dans la première moitié du XXe siècle pour accompagner le service à table d’un apéritif anisé — usage qui situe RIVAY ANIS dans la famille des anis et anisettes vendus au verre dans les cafés, sans que rien ne permette de préciser davantage la recette, le titrage ou le mode de commercialisation (fabricant, négociant ou concessionnaire).
Qui produisait cet anis, sous quelle raison sociale, à quelle adresse : aucune des recherches menées — presse de la BnF (Gallica), sites de référence sur l’histoire des maisons de spiritueux (dont le musée de l’Absinthe d’Auvers-sur-Oise), annonces eBay et Delcampe actuellement disponibles, recherche web ouverte — n’a permis de le déterminer. Le nom « Rivay » ne renvoie, dans ces sources, qu’à des homonymies sans rapport avec une marque de boisson : une rue de Levallois-Perret, ou de simples coïncidences de lecture optique (« rive », « rivé », « rivet ») accolées au mot « anis » dans des colonnes de petites annonces ou des dictionnaires géographiques anciens. Aucune de ces occurrences ne désigne la marque recherchée. Ce que devient la marque par la suite — poursuite, rachat ou disparition — n’est pas davantage établi, faute de toute mention datée.
Aucune pièce publicitaire — affiche, plaque émaillée, buvard, étiquette — n’a pu être retrouvée pour RIVAY ANIS lors de cette recherche, ni dans les fonds d’images d’eBay et de Delcampe interrogés, ni par recherche web ouverte. Cette absence peut tenir à la rareté d’une petite marque locale, dont seul cet accessoire de service semble avoir survécu, ou aux limites d’indexation des sites consultés ; elle ne permet pas de conclure que la marque n’a jamais fait l’objet d’une réclame.
