Un BEL ANIS

Fabricant : Établissements Guichaoua

Produit
Anis
Pays
France
Département
Paris
Ville
Paris

Fiabilité : Sourcée?

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« Un Belanis » est le nom commercial d’une liqueur anisée vendue sous la raison sociale « Établissements Guichaoua », à Paris. Aucune adresse précise, aucun arrondissement ni date de fondation n’ont pu être établis : la pièce documentaire retrouvée à ce jour est une étiquette de bouteille passée en vente sur le marché de la collection (Delcampe), qui porte la mention complète « ÉTABLISSEMENTS GUICHAOUA PARIS », sans numéro de rue.

Le produit se présente comme une liqueur digestive à base d’anis, titrant 40°, annoncée « qualité supérieure » sur l’étiquette — un vocabulaire de gamme courant chez les anisettes et apéritifs anisés vendus au comptoir avant la généralisation du pastis. Une mercuriale professionnelle, « Le Midi vinicole » (Montpellier), datée du 13 août 1947, cote « Belanis 40° » à 271 francs le litre dans sa rubrique « Liqueurs anisées », aux côtés d’une autre marque d’anisette, « Pershantis » (295 francs) : la marque était donc bien un produit réellement commercialisé sur le marché parisien des vins et spiritueux à cette date, et non une simple mention isolée sur un emballage.

La raison sociale « Établissements », employée sur l’étiquette, recouvre aussi bien un fabricant qu’un négociant-embouteilleur : rien ne permet de trancher entre distillateur et simple metteur en marché. Ce que devient la maison Guichaoua par la suite — rachat, fusion, disparition ou poursuite sous un autre nom — n’a pas pu être établi : aucune source complémentaire ne mentionne son parcours au-delà de cette étiquette et de cette mention de mercuriale.

L’exposition publicitaire de la marque reste, en l’état des recherches, très limitée : la seule pièce retrouvée est cette étiquette de bouteille, le support le plus modeste de la hiérarchie publicitaire d’une maison de spiritueux, loin de l’affiche murale ou de la plaque émaillée. Une recherche systématique, élargie au nom de la marque et à celui de la maison (affiche, plaque émaillée, cendrier, buvard, carte publicitaire, porte-menu, et jusqu’aux petits objets comme le tire-bouchon ou le pyrogène), n’a fait remonter aucune annonce en cours sur le marché de la collection.

Les recherches menées dans la presse numérisée de Gallica (BnF), sur plusieurs variantes du nom et en proximité avec « anis » et « apéritif », ainsi qu’auprès du site de référence du musée de l’Absinthe d’Auvers-sur-Oise, n’ont fait remonter aucune mention supplémentaire, ni de la marque « Belanis », ni de la maison Guichaoua. Le lien entre la marque et cette maison repose donc sur la seule étiquette retrouvée : aucune source ne nomme directement la maison comme fabricante, d’où une fiabilité classée « à confirmer ».

Repères chronologiques

  1. 1947 la liqueur « Belanis » est cotée dans la mercuriale des vins et spiritueux du Midi vinicole (13 août 1947), rubrique « Liqueurs anisées », à 271 fr le litre.

Les carafes de cette marque

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