« Un Titin » est un apéritif anisé produit par la Distillerie Magalon, une maison installée à Toulon (Var) depuis le XIXe siècle. La marque a été déposée le 12 mai 1938 au greffe du tribunal de commerce de Toulon (n° 1112) par la société à responsabilité limitée Distillerie Magalon, alors établie rue Cavasse, quartier du Champ-de-Mars, « destinée à désigner un apéritif ». Le dépôt est publié la même année par deux organes professionnels de la filière vinicole : La Journée vinicole (Montpellier, 21 juillet 1938) et la Revue des vins et liqueurs et des produits alimentaires pour l’exportation (Paris, 31 août 1938), qui répertorie le dépôt sous le numéro 1112 en le rattachant explicitement à la « Distillerie Magalon, Toulon ».
La maison exerçait comme distillateur et négociant en spiritueux : à l’origine « Distillerie à Vapeur, Vermain Aîné » fondée à Toulon en 1864, elle est reprise avant 1909 par A. Magalon, puis administrée dans les années 1930 par Henri Magalon, gérant de la société et, en 1934, conseiller du commerce extérieur de la France. Elle produisait, à côté d’« Un Titin », plusieurs autres marques — Quina Pioupiou, Gambetta, Mag Anis, Fenouillette de Provence, Rhum Robinson — et faisait aussi office de négociant généraliste en boissons (limonades, sodas, eaux minérales, dépôt de bières). Voir la fiche de la Distillerie Magalon pour le détail de son histoire.
Le nom de la marque joue sur « Titin », diminutif familier très employé dans le Midi (de Baptistin), et le slogan relevé sur la carafe de la collection — « Ton anis quotidien » — reprend le tour du dicton « notre pain quotidien » pour présenter l’apéritif comme une habitude de tous les jours plutôt que comme un produit de fête, un registre publicitaire courant pour les anis de comptoir de la première moitié du XXe siècle.
Aucune réclame illustrée ni aucun objet publicitaire (affiche, plaque, buvard, étiquette) portant spécifiquement le nom « Un Titin » n’a pu être retrouvé : ni dans la presse numérisée de Gallica, ni sur Delcampe, ni sur eBay. Le nom n’apparaît pas non plus dans le catalogue imprimé sur une facture à en-tête de la Distillerie Magalon datée du 6 mai 1953, quinze ans après le dépôt — sans qu’on puisse en tirer de conclusion sur une éventuelle fin de commercialisation, ce document n’étant pas un catalogue exhaustif. Aucune date de fin d’activité de la marque n’est établie.
